Ut pictura poesis

22 décembre 2014

Programme du colloque international "Géographies composées", Le Mans - 29/30 janvier 2015

jeudi 29 janvier 2015

8h 15 : Accueil & inscriptions

8h 45 : Mot d’ouverture par Mme Eliane Elmaleh, vice-présidente des Relations internationales de l’université du Maine, par Mme Nathalie Prince, directirce du Labo 3L.AM et par les organisateurs.

9h-15-10h 15  Conférence inaugurale : Cécile Oumhani (écrivaine) : « Des espaces et des temps : esquisse d’une cartographie intérieure ».

 

PAUSE

 

SEANCE 1 

Présidence: Rédouane Abouddahab (université du Maine)

10h 30 - 11h 10 : Jacqueline Jondot (université Toulouse II) : « Syrian Yankee ou Syrian-Yankee ? Géographies (dé)composées des écrivains d’expression anglaise du Proche-Orient arabe ».

11h 10 – 11h 30 : Assia Mohssine (université de Clermont-Ferrand II) : « Barbara Jacobs : une écriture arabo-mexicaine ? ».

11h 30 - 11h 50 : Wided Jabbès (université du Maine, le Mans) : « L’évolution identitaire dans The Reluctant Fundamentalist de Mohsin Hamid ».

11h 50 - 12h 10 : Yves Davo (université de Bordeaux IV) : « Laila Halaby en terre (com)promise : une Géographie du rejet face au trauma de l’histoire ».

12h 10 - 12h 30 : discussion

 

REPAS

 

SEANCE 2

Présidence : Eliane Elmaleh (université du Maine)

13h 45 - 14h 5 : Nada El Jendi (université de Lyon II) : « Gibran Khalil Gibran : migration et exil intérieur ».

14h 5 - 14h 25 : Laurence Becel (université du Maine, le Mans) « La poétique du composite dans les poèmes de Hayan Charara et Naomi Shihab Nye ».

14h 25 - 14h 45 : Rédouane Abouddahab (université du Maine, le Mans) « L’écriture poétique du trait d’union : lalangue à l’épreuve du témoignage  ».

14h 45 - 15h 00 : discussion

 

PAUSE

 

SEANCE 3

Présidence: Fernando Copello (université du Maine)

15h 15 - 15h 35 : Arnaud du Boistesselin (photographe) : « Une image vaut 1000 mots ».

15h 35 - 15h 55 : Sidi Omar Azeroual (université de Safi, Marrakech) : « Mehdi-Georges : le questionnement d’un trait d’union ».

15h 55 - 16h 15 : Rabie Robay (CRMEF, Agadir) : « Géographies composées et conversion de l’artiste ». 

16h 15 - 16h 35 : discussion

 

SEANCE 4

Présidence : Jacqueline Jondot (université Toulouse – Jean Jaurès)

16h 35 - 16h 55 :  Francis Guinle (université de Jendouba, Tunis) : « L’amour de loin ou l’impossible retour ».   

16h 55 - 17h 15 : Samia Charkaoui (Université Jean Jaurès, Toulouse II) : « Déterritorialisation de la langue dans un certain cinéma maghrébin à "trait d’union" ».

17h 15 - 17h 35 : Rime Fetnan (Université Montaigne, Bordeaux IV) : « Migration, langage et création : le territoire comme paysage intérieur dans l’œuvre vidéographe de Rosalind Nashashibi, Zineb Sedira et Mona Hatoum ».

17h 35 - 17h 55: discussion


vendredi 30 janvier 2015

8h 30 : Accueil & inscriptions

SEANCE 5 

 Présidence : Assia Mohssine (université Clermont-Ferrand - Blaise Pascal)

9h – 9h 20 : Laurence Randall (université de Westminster, GB) « L’exil/le déracinement et la négociation du ‘manque’ dans trois romans de Calixthe Beyala ».

9h 20 – 9h 40 : Ridah Trabelsi (université de Tunis) : « Paul Bowles: fiction & altérité ».

9h 40 – 10h : Benaouda Lebdai (université du Maine, le Mans) : « Edward Saïd ou la déchirure géographique dans A contre-voie ».

10h – 10h 20 : discussion

 

PAUSE

 

SEANCE 6

Présidence : Benaouda Lebdai (université du Maine)

10h 40 – 11h : Jeanne Fouet-Fauvernier (Coordination Internationale des Chercheurs sur les Littératures Maghrébines) : « Quand partir, c’est mourir un peu, revenir, c’est mourir beaucoup » : voyages rêvés et cauchemars géographiques dans l’œuvre de Driss Chraïbi.

11h – 11h 20 : Mohamed Zahir (université de Fès) : « Imaginaire identitaire et mythologie des origines dans le roman épique marocain. Le cas de Chraibi ».

11h 20 – 11h 40 : Monica Rius-Pinies (université de Barcelone) « Cartographies littéraires des catalàrabs: du Maroc à la Catalogne ».  

11h 40 – 12h : discussion

 

REPAS

 

SEANCE 7

Caroline Cunill (université du Maine)

13h 30 – 13h 50 : Roula Zoubian (université de Beyrouth) : « De l’effondrement d’un monde à l’effondrement d’un autre, ou l’échec des géographies composées dans Les tribulations du dernier Sijilmassi de Fouad Laroui ».

13h 50 – 14h10 : Jelena Antic (université de Sorbonne Nouvelle) « L’écriture de l’entre-deux chez Assia Djebar : sur les marges/marches de la langue ».

14h 10 – 14 h30 : Seza Yilancioglu (Université de Galatasaray Istanbul) « Itinéraire culturel et imaginaire chez Leïla Sebbar ».

14h 30 – 14h50 : discussion

 

PAUSE

 

15h : Conférence de clôture :  Abdellatif Chaouite (psycho-anthropologue, écrivain) :« De l’interculturel au transculturel ».

16h 10 : clôture du colloque

 

ACTIVITES CULTURELLES

jeudi 29 janvier 2015

19h 30 : Banquet

 

vendredi 30 janvier 2015

16h 20 : Projection du court métrage Fatma, de Samia Charkioui (Produit pas En Scène), en présence de la réalisatrice

17h 30 : Visite du vieux Mans (cité Plantagenêt) ; repas libre

 

jeudi 29 janvier - vendredi 30 janvier 2015

Projection en continu de l’exposition « Mémoire des lieux », de Anne du Boistesselin

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18 août 2014

Voulez-vous être Baudelaire ou Banville ?

     A tous ceux qui trouvent des difficultés à l'écrit : prenez le temps de lire ce petit passage où le critique italien Roberto Calasso compare Baudelaire à son contemporain Banville :

"Chez Baudelaire le flux des vers était irrégulier, ils jaillissent d'un dispositif grinçant, souvent coincé, en partie rouillé. L'une de ses vertus particulières était un certain manque de souplesse dans la production de vers. On n'a aucune peine à le croire lorsqu'il écrit : "Je m'escrime contre une trentaine de vers insuffisants, désagréables, mal faits, mal rimants."
Pour son ami Banville, au contraire, les mots coulaient sur commande. C'était un distributeur automatique de vers, qui aujourd'hui glissent sur le lecteur sans laisser en général aucune trace. Alors que les vers mémorables de Baudelaire (...) apparaissent comme la passante hors d'atteinte au milieu de la foule, celle qui a dans le regard "la douceur qui fascine et le plaisir qui tue". Ce sont des vers -ou parfois des fragments de vers- qui établissent un rapport d'osmose avec le lecteur ; ils réapparaissent irrésistiblement, tout d'abord là même où ils étaient nés et où ils errent encore comme des génies protecteurs, au milieu de "ces rues et ces hôtels qui ont pris la patine grise des insomnies qu'ils ont abritées".
In La Folie Baudelaire.

     Rassurez-vous les amis, il n'y a pas d'écriture sans difficultés, même chez les Grands ! Et les plus belles phrases, les phrases immortelles sont celles qui nous déchirent en les écrivant ! A vous de choisir entre Baudelaire et Banville !

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12 juillet 2014

Mes petits poèmes en prose V

     Quand j'étais étudiant, j'avais l'esprit rêveur de l'infini, l’œil brillant devant tout ce qui est Art, le cœur dévoré par la passion de la littérature. J'avais comme seule et unique fortune la ferme détermination de réaliser mes projets.
      Les années passent, les déceptions s'accumulent, les schémas s'imposent, les doutes s'installent, les peurs s'infiltrent... Je ne crois pas, hélas, que je garde quelque chose de l'étudiant que j'étais !

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30 mai 2014

Nasrudin !

"Nasrudin, entre deux femmes, ne sait laquelle prendre pour épouse.
Un jour, elles décident de le mettre au pied du mur :
"- Nasrudin ! Laquelle de nous deux aimes-tu le plus ?
- Formulez la question dans un contexte concret, et j'essaierai d'y répondre.
- Si nous tombions toutes les deux dans la rivière, qui sauverais-tu ?" Demande la plus menue, qui est aussi la plus jolie.
Nasrudin se tourne vers l'autre, jeune femme plutôt forte mais fortunée :
"- Savez-vous nager, ma chère ?"

In Les Exploits de l'incomparable Mulla Nasurdin d'Idries SHAH.

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25 mai 2014

Mes petits poèmes en prose IV

     Je suis né pour penser ; ma vie est courte ; l’isolement est mon refuge. L’âme des poètes conserve en moi sa précieuse étincelle, et ma grandeur fait mon supplice. Contemplateur des hommes, je me vois l’objet de leurs rancunes. Méconnu durant mon séjour sur terre, je possède l’âpre sentiment de ma force, et seule ma tombe sera honorée. Sensible aux malheurs de l’humanité, je veux prévenir, sans me faire écouter. Soumis à des pouvoirs médiocres et vils, j’échouerai à surmonter mes vices.
      Étranger par mes idées, je nourris l’espérance, toujours déçue en moi, ravivée toutefois sans cesse ; et plus je pense, plus les hommes seront ingrats. Je donne toutes les joies et reçois toutes les douleurs. La fortune me fuira éternellement, le sourire ne me quittera jamais ; mais je dépenserai en vain le génie, la flamme et la force de mon esprit, puisque ma Vérité ne sera, en aucun jour, celle des autres.
      Ô géant de l’intelligence, flambeau du savoir, teneur de l’utopie, lumière des arts, rêveur de la liberté… toi seul restera esclave, dédaigné, solitaire. Cœur tendre, tu es en butte à l’envie ; âme pure, tu es paralysé pour le bien. Tu connais les autres, et tu te méconnais terriblement !

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15 mai 2014

Delacroix, les écrivains de son siècle et l'Orient

     Entre le scriptural et le pictural, différents sont les rapports qui se tissent en créant une indivisible harmonie transdisciplinaire. Ce livre, que j'ai publié en 2012, cherche à explorer les multiples facettes de ces correspondances entre les Arts.

Suivez le lien ci-dessous pour voir le livre :

https://www.morebooks.de/store/fr/book/ut-pictura-poesis-:-delacroix,-les-%C3%A9crivains-de-son-si%C3%A8cle-et-l-orient/isbn/978-3-8381-8387-9

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05 mai 2014

Mes petits poèmes en prose III

     Chaque fois que je contemple les autoportraits des peintres anciens, je me trouve submergé par de multiples questions : où sont ces Phares baudelairiens qui nous ont soufflé l'amour de la Beauté ? Où sont ces "princes des nuées" qui ont changé notre conception du monde, autant par leurs pinceaux que par leurs théories esthétiques ? Où est Goya ? Où est Van Gogh ? Où est Delacroix ? Matisse ? Où sont-ils ?
      En réalité, je trouve leurs autoportraits déchirants !
      Déchirants, dans la mesure où ils me persuadent que nous ne sommes que de simples « sujets ». Ils me rappellent que nous sommes comme une peinture quand elle commence à se craqueler et que toute la profondeur de l’image apparaît pour ce qu’elle est : un effet lui-même de surface, n’y ayant d’autre épaisseur que celle de la pellicule de couleur déposée sur la toile et qui ne parviendra pas à résister, malheureusement, à l'usure du temps.

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van goghmatisse

 

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20 avril 2014

Les Journées du Portrait

Bienvenue à toutes et à tous aux journées du portrait, qui seront organisées par le GRAP à la Faculté des Lettres d'Agadir, du 23 au 25 avril.
Je fêterai mon anniversaire (le 24 avril) en tant que modérateur d'une belle table ronde !

Invitation Grap 2014

Programme Grap 2014

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09 avril 2014

Mes petits poèmes en prose II

     Portant l’inépuisable douleur, le sentiment amer, l’éternel regret, je pars sans destination vers un ailleurs indicible. Je veux attiser ma rage vagabonde, assumer le chagrin des départs, sentir l'odeur de l'étrange. Je veux me pâmer dans l’immensité de la terre, me purifier face à l’horizon inconnu, renaître sous l’azur des autres cieux. Au-delà des geôles, je chanterai ma résurrection, je boirai comme une liqueur mon nouveau nom, et je tendrai enfin mes oreilles pour écouter battre mon cœur, couler mon sang.

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04 avril 2014

Mes petits poèmes en prose I

     Parfois quand je me sens trahi par les êtres les plus chers, écrasé par les événements les plus inattendus, attristé par la stupidité inconsciente des « hommes »… je donne libre cours à mes pieds. Je marche des heures et des heures dans la ville qui pleure les drames de ses habitants. Puis, plus tard dans ma soirée solitaire, j’ouvre un recueil poétique, je lis deux ou trois poèmes des grands maîtres, et je respire cette bouffée de tendresse et de sensibilité qui monte doucement dans mon cerveau, dans l’espoir de volatiliser ma douleur passagère et redonner sens à mon existence.

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