Parfois quand je me sens trahi par les êtres les plus chers, écrasé par les événements les plus inattendus, attristé par la stupidité inconsciente des « hommes »… je donne libre cours à mes pieds. Je marche des heures et des heures dans la ville qui pleure les drames de ses habitants. Puis, plus tard dans ma soirée solitaire, j’ouvre un recueil poétique, je lis deux ou trois poèmes des grands maîtres, et je respire cette bouffée de tendresse et de sensibilité qui monte doucement dans mon cerveau, dans l’espoir de volatiliser ma douleur passagère et redonner sens à mon existence.